Statues divines

L’aire sacrée de Baal était le sanctuaire la plus important d’Hadrumète avant l’arrivée des Romains. On sait la popularité de ce culte en Afrique, particulièrement dans les localités où se font sentir les influences carthaginoises. Ce culte fut remplacé par celui de Saturne/Kronos qui hérita de la popularité de Baal en Afrique romaine[1]. Un temple de Saturne devait donc s’élever à Hadrumète très probablement à la place de l’ancien Tophet.

Une statue en marbre grandeur nature le représente en vieillard (senex) debout en appui sur la jambe droite, le corps nu, à l’exception de la tête et des épaules. Selon les spécialistes, la technique de l’exécution permet de dater cette statue de la période antonine, probablement du règne de Commode (180-192)[2].

 

Le culte d’Apollon fut sans doute introduit par la communauté gréco-romaine fort présente à Hadrumetum depuis la chute de Carthage en 146 avant J.-C. Une statue le représente debout, en appui sur la jambe droite, le genou gauche en avant. La musculature peu marquée indique qu’il levait le bras. On reconnaît aisément en lui un Apollon à cithare dont il ne reste que le bout au dessus de la jambe gauche.

Apollon citharède

Apollon citharède

La statuette de Diane/Artémis, représentée, comme son frère apollon, la jambe droite légèrement repliée en arrière, la jambe gauche avancée.

Artémise/Diane chasseresse

Artémise/Diane chasseresse

Les attributs de la déesse chasseresse sont évoqués par un chien assis qui la regarde, un carquois derrière l’épaule droite et des brodequins qui montent jusqu’à mi-mollet et dont le bord supérieur contient une victime animale. Par sa position, Diane apparaît en état d’alerte, prête à chasser une proie[3].

 

 

[1]Sur Saturne en Afrique romaine, voir M. Leglay, Saturne Africain, 1966 (2 vol.).

[2] N. de Chaisemartin, Les sculptures romaines de Sousse et des sites environnants, École Française de Rome, 102, 1987, p. 18-20, n° 7.

[3] L. Foucher, Hadrumetum, 1964, p. 150 ; N. de Chaisemartin, Les sculptures romaines de Sousse et des sites environnants, École Française de Rome, 102, 1987, p. 15-16, n° 1.

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